Une équipe d’éducateurs et de dirigeants étoffée, des bénévoles motivés et une ambition : le FC Thionville veut accorder toute sa place au football au féminin. En laissant les filles prendre leur destin en main…

Le recrutement d’Alain Blanke est un soi un signe. Passé par Distroff, Chémery-les-Deux, Metzervisse et Kédange-sur-Canner, l’éducateur est arrivé en août dernier au FC Thionville avec une mission et une seule : structurer le pôle féminin. Une feuille de route symptomatique du souci du club nord mosellan de « mettre le paquet » sur les féminines. «  Grâce au travail déjà accompli par les bénévoles et les éducateurs comme Nathalie Karaca, Frédéric Baggioli, Jonnathan Dos Santos, Frédéric Hufenus, Jérôme Fazari, Michel Lamorlette on est très loin de partir de zéro  », explique le nouveau boss du pôle féminin qui depuis quatre mois a observé, analysé les pratiques et cherché les axes de progression afin de «  stabiliser l’existant, de pérenniser la structure et, sur ces bases, aller de l’avant.  »

Car le FC Thionville, sans les préciser encore, ne cache pas les solides ambitions qu’il nourrit pour les filles. Une ambition partagée d’ailleurs, Alain Blanke ne l’ignore pas, par la plupart des clubs de quartier de Thionville. Ce qui constitue selon lui une richesse, un capital sur lequel il faudra faire prospérer le foot féminin nord mosellan.

Au FC Thionville, il y a 71 licenciées sur un total de 450 adhérents environ. Actuellement, le club dispose d’équipes U8-U10, U11-U13, U16, U18 et, depuis cette année, chez les seniores. Avec des résultats déjà flatteurs chez les jeunes notamment. «  Mais il y a quelques trous dans la raquette. Des tranches d’âge pour lesquelles il est plus compliqué de recruter ou de fidéliser les joueuses  », explique encore Alain Blanke. Une situation due notamment au déficit d’image, de notoriété dont souffre encore le football féminin malgré un joli décollage ces dernières années : «  L’objectif est à présent de passer à la phase suivante avec la constitution d’une véritable identité féminine pour notre discipline.  », assure le responsable du pôle. Ce qui passe immanquablement, estime-t-il, par «  l e recrutement de plus d’éducatrices et de dirigeantes afin que ce soit des femmes qui prennent en main l’avenir de leur sport.  » Quatre mamans de joueuses ou joueurs ont déjà rejoint le staff et deux éducatrices ont été recrutées. Des atouts solides, à compléter encore, au service d’une ambition qui dépasse la seule dimension sportive : «  Bien sûr, nous souhaitons à court terme obtenir le label Or pour le club et faire parler de nous dans les championnats. Mais au-delà, il y a bien l’enjeu de faire réussir le football féminin. D’assurer l’émergence d’une nouvelle identité pour ce sport qui en besoin, j’en suis convaincu  », conclut Alain Blanke.

La machine est en marche !